Hôtel-de-Ville :
117 avenue Octave Butin
BP 90109
60281 Margny-Lès-Compiègne Cedex
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Fax : +33 (0) 3 44 83 23 95
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Joyeux sacrilège. La brillante comédie de Shakespeare ici compressée, élaguée, librement adaptée avec un esprit frondeur, est transposée dans l’Amérique d’après-guerre des années 50.
COMPAGNIE PHILIPPE PERSON
Mise en scène : Philippe Person
Adaptation : Philippe Honoré
Avec : Michel Baladi, Emmanuel Barrouyer, Olivier Guilbert, Anne Priol, Sylvie Van Cleven, Caroline Victoria
Salle municipale
461, rue de la République
Tarif : 12,00 euros et 8,00 euros
Réservation : 03 44 36 31 57
Séance scolaire mardi 15 mars à 14h30
L’histoire originale perdure : le romantique Claudio tombe amoureux de Hero, sous les risées de son ami Benedict qui lui, fait profession de détester les femmes et d’être allergique au mariage, tout comme la persifleuse Beatrice, qui en tient autant à l’égard des hommes. Mais le cadre change : ces jeunes princes sont devenus des G.I. en uniforme et les jeunes filles swinguent et écoutent Elvis.
Déroutant ? Oui et non. L’adaptation moderne ne dénature pas le texte et en accentue au contraire la profonde loufoquerie. Le dialogue est malicieusement et totalement maîtrisé. Six jeunes comédiens, remarquables, s’amusent et nous amusent, imprimant au spectacle un ton allègre et décalé. Passe d’armes de mots d’esprit, intrigue fumeuse, obscure vengeance : les classiques sont là…
J’ai situé l’action de Beaucoup de bruit pour rien, aux Etats-Unis,dans les années 50. Bénédict et Claudio, sont deux GI’s revenant de la guerre, Béatrice et Héro deux jeunes filles ne pensant qu’à danser, chanter et s’amuser. Ce sont des années d’après-guerre, des années de légère insouciance où la gaité et la liberté s’emparent de la jeunesse. Les mots de Shakespeare volent dans l’air comme des bulles, parfois acides, parfois acidulées, la bande son souligne l’époque. Volontairement ramenée à 1h15 et interprétée par six comédiens, cette version ne garde que les évènements majeurs. Ici, pas de psychologie inutile, Shakespeare dépeint un monde où la chose vue ou entendue fait loi. On aime et puis on n’aime plus. On croit sans réserve ce que l’on veut bien nous faire croire. Ce théâtre est, à travers une écriture pleine d’humour, le vrai théâtre de l’amour et de la liberté. La jeunesse revendique, les certitudes ne font pas long feu, tout cela donne un rythme effréné que cette adaptation, très libre, s’est efforcée de garder.
Philippe Person