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Les Expositions

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Saison 2017-2018

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Expositions, ateliers, rencontres-conférences… les arts plastiques s’offrent à nous via une palette de propositions polychromes. Venez échanger avec nous autour de ces rendez-vous divers et variés.

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Ateliers

Atelier « Le fil devient sculpture », animé par Sylvie Masia Piault

Les mardis 6 et 13 février 2018 de 18h30 à 20h30 à la salle municipale

Inscription à partir de 10 ans

Atelier « Encre », animé par Christine Bourcey

Les mardis 22 et 29 mai 2018 de 18h30 à 20h30 à la salle municipale

Inscription à partir de 8 ans

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Histoire(s) d’art : rencontre-conférence

L’art est partout, en exposition, sur internet, dans la rue… mais nous ne savons pas toujours décoder ce que l’on voit. Des artistes plasticiens professionnels vont nous donner quelques éléments d’histoire, de technique… pour nous permettre de comprendre, découvrir et apprécier davantage une œuvre, un tableau, un artiste.  Tutoyons l’art ensemble !

Regards sur…

L’artiste Tégé va décrypter, mettre en lumière, nous livrer quelques secrets, détails sur des œuvres majeures telles que Guernica de Picasso, La liberté guidant le peuple de Delacroix, Le tricheur à l’as de carreau de De La Tour…

Le jeudi 9 novembre 2017 à 18h30 à la Médiathèque

Ousmane Sow, un sculpteur universel

Christine Bourcey va rendre un bel et mérité hommage à cette figure de l’art contemporain connue pour ses sculptures monumentales, son œuvre humaniste et engagée.

Le jeudi 24 mai 2018 à 18h30 à la Médiathèque

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Exposition

de l’association Les Chevalets margnotins

Du 22 mai au 6 juin 2018 à la Médiathèque Jean Moulin

Vernissage le vendredi 25 mai à 18h30

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JEAN-MICHEL ALLAVOINE                         

Photographie : Quand l’invisible donne à voir

Du 05 décembre au 06 janvier 2018
Médiathèque Jean Moulin
Vernissage le vendredi 08 décembre à 18h30
Avec écritures et lectures poétiques d’après les œuvres
Entrée libre

« Quand l’invisible donne à voir »… ce titre nous invite à un alléchant programme.

Entre Baie de Somme, Irlande, Cévennes ou encore région de Compiègne, Jean-Michel Allavoine nous fait voyager dans ses terres de l’illusion visuelle.

Poésie et mystère émanent de ses œuvres. En un mot, c’est un magicien. On ne peut pas parler de photos abstraites car c’est la magie du photographe qui nous montre ce que nous ne voyons pas et nous l’offre en partage.

Sa palette, c’est le monde, la nature, l’eau tout particulièrement, matière mouvante, transparente, réceptacle de couleurs, reflets et formes.

Ses pinceaux, ce sont la lumière et le zoom. L’artiste scrute le détail, le sublime, le renverse et devient faiseur d’histoires.

Il nous raconte les plus poétiques quand le sable laisse se dessiner de longilignes danseuses, les plus mystérieuses quand des nuées de fil blanc surgissent et éclatent au-dessus des eaux, les plus touchantes quand l’écaille d’un miroir usé laisse apparaître ses blessures de rouille.

Avec patience et sensibilité, Jean-Michel Allavoine joue des flous, des retournements et détournements pour nous offrir des images surprenantes, énigmatiques, picturales. Alors, il nous faut au-delà de nous demander « qu’est-ce-que c’est ? », répondre à cette question « qu’est-ce que j’y vois, moi ?! »

Quand l’invisible donne à voir, imaginaire et rêverie exultent.

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HENRIETTE CAZÉ                       

Sculpture d’osier :  Osier en balade

Du 06 février au 03 mars 2018
Médiathèque Jean Moulin
Vernissage le vendredi 09 février à 18h30
Avec écritures et lectures poétiques d’après les œuvres
Entrée libre

Et si l’osier ne servait pas qu’à faire des paniers ?

Alors que pierre et terre sont largement employées à titre artistique, la vannerie a, elle, conservé une fonction quasi exclusivement utilitaire et ils sont peu en France à la considérer comme un art plastique à part entière.

Henriette Cazé fait partie de ceux là et explore cette jolie voie.

Vannière depuis plus de 30 ans, elle joue, avec cœur et tendresse, avec cette matière chaleureuse et noble offerte par la nature.

La souplesse de l’osier et ses diverses variétés permettent toutes les audaces, de formes et de couleurs. Henriette Cazé crée en toute liberté, invitant d’autres matériaux dans ses compositions poétiques et aériennes.

Elle s’amuse de spirales, arceaux, parallèles et autres ellipses.

Rondeurs, mouvements, entrelacs, volumes s’enchevêtrent, se nouent et se dessinent.

Tout est là, vif, léger et élégant.

L’artiste travaille dans l’épure et compose des œuvres délicates qui, au regard, semblent simples mais requièrent des techniques multiples et diverses.

Héritière de ce savoir-faire traditionnel, artiste donc rare dans une communauté elle-même considérablement réduite ces dernières décennies, Henriette Cazé tire l’osier vers l’art contemporain pour notre plus grand plaisir.

Cette balade entre art et nature titille nos yeux autant qu’elle flatte habilement notre envie de voyage et d’évasion.    

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NICOLAS VONKRISSEN                              

Peinture : Naucity, urbanisme sauvage

Du 08 juin au 07 juillet 2018
Médiathèque Jean Moulin
Vernissage le vendredi 08 juin à 18h30
Avec écritures et lectures poétiques d’après les œuvres
Entrée libre

Graphiste, conteur-illustrateur, étiqueté « street art » mais dont il se reconnaît peu, Nicolas Vonkrissen est avant tout un créateur unique, rare, original. Fasciné par la science fiction depuis son plus jeune âge, il peuple ses toiles d’un univers coloré, futuriste, qui ne ressemble à nul autre, un univers de personnages mécaniques qui prennent vie sous nos yeux, fragiles, exubérants, humains…

Il nous propose avec cette exposition, spécialement conçue pour Margny, de repenser ville et nature et son histoire commence ainsi :

« La dégradation des centres-villes, l’expansion anarchique et incessante des zones construites, donnent le champ libre aux immeubles. Sauvages livrés à eux-mêmes, ils se mettent à zoner, laissant perplexes leurs occupants qui ne retrouvent pas toujours leur foyer en rentrant après une journée de travail. Puis, la détérioration de l’environnement, la disparition des espaces naturels en ville, poussent ces blocs de bêton à partir, en quête de chlorophylle. Les habitants, dans l’obligation  d’aller vivre à la campagne dans une migration pendulaire ubuesque, redécouvrent et communiquent avec cette nature en plein changement. »

Ce récit graphique, frasque et fresque urbaine, est porté par une peinture dont l’audace des contrastes et des richesses libère une force expressive hors du commun, juxtaposant et multipliant couleurs, formes et lignes. De loin la puissance de la couleur nous happe, de près la richesse des détails nous captive. L’artiste joue avec les contours et motifs pour en stimuler la puissance évocatrice.

L’imaginaire, mécanique et onirique de Nicolas Vonkrissen, touchera petits et grands, indistinctement. Unique.

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Saison 2016-2017

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Pas trois mais quatre expositions vont composer la saison culturelle « art plastique » 2016.2017, complétées par nos deux ateliers de pratique artistique annuels. En sus, nous vous invitons à des nouveaux rendez-vous avec les rencontres-conférences  Histoire(s) d’art.

L’art plastique dans tous ses états, c’est ici !

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Histoire(s) d’art

rencontre-conférence

L’art est partout, en exposition, sur internet, dans la rue… mais nous ne savons pas toujours décoder ce que l’on voit. Des artistes plasticiens professionnels vont nous donner quelques éléments d’histoire, de technique… pour nous permettre de comprendre, découvrir et apprécier davantage une œuvre, un tableau, un artiste.  Tutoyons l’art ensemble !

Picasso ,  une vie, une œuvre

animé par Tégé

Le jeudi 10 novembre à 18h30 à la Médiathèque

Paul Gauguin, un céramiste méconnu

animé par Carole Goldie

Le jeudi 9 février à 18h30 à la Médiathèque

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Ateliers

Atelier autour de l’acrylique et du pochoir

animé par Jean-Charles Toullec

Les jeudis 23 et 30 mars 2017 de 18h30 à 20h30 à la salle municipale

Inscription à partir de 11 ans

Atelier autour de la sanguine

animé par Tégé

Les jeudis 4 et 11 mai 2017 de 18h30 à 20h30 à la salle municipale

Inscription à partir de 8 ans

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Exposition

Peinture

Les couleurs sont les actes et la souffrance de la lumière écrivait Goethe. Elles jaillissent de l’obscurité.

Les couleurs sont l’essence même du travail de Gilles Mas, qu’elles soient « cool » ou en « heurts ».

Travaillées au pastel gras pendant de longues années, elles sont aujourd’hui déclinées en acrylique, deux substances charnelles, vivantes.

Au pastel, elles sont éclatées, multiples, libres mais le tout vit dans un chaos ordonné. Ni blanc, ni noir, l’espace entier de la toile est investi. Les couleurs naissent les unes des autres, s’enlassent, s’imbriquent comme l’arc-en-ciel après la pluie. Puissantes mais jamais agressives, elles nous livrent bien des émotions, avec excès mais sans fioriture.

À l’acrylique, les couleurs sont désormais plus structurées et graphiques. Travaillées au pinceau, au couteau ou directement aux tubes, elles sont généreuses. Le trait ou le carré en sont les garde-fous contre lesquels elles obtempèrent parfois, souvent. Mais les volutes, coulures ou jaillissements sont présents pour nous conter une humeur, une vibration intérieure, hurler les affres, joie et heurts de la vie.

Une peinture qui jaillit du cœur, éclabousse le spectateur, le touche immanquablement.

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Peinture et sculpture

Humanité  ; c’est l’humanité qu’elle a perçue lors de ses nombreux voyages en Asie ou Afrique que Christine Bourcey souhaite nous faire partager, l’humanité de ces minorités rencontrées, ces minorités qui malgré un quotidien fragile et hostile se montrent fières, nobles et dignes.

Des silhouettes élégantes et longilignes, des hommes sans visage, des postures, des attitudes, des ports de tête : l’artiste nous offre la beauté du monde tout en simplicité et dépouillement. Elle nous conte des moments de vie, de partage et d’entraide, des moments doux ou mélancoliques où se mêlent mouvement et immobilisme.

Calme, harmonie, puissance retenue composent les peintures à l’huile de l’artiste. Lentement travaillées en superpositions, les teintes réapparaissent, exultent, proposent des fonds profonds et intenses qui accueillent, en premier plan, des sujets tout en transparence. La magie opère, et touche. Ces œuvres mystérieuses sont d’une très grande poésie, sans ligne anguleuse ni palette agressive.

Conjointement, portée par ce thème de l’humain, il était logique que Christine Bourcey emploie la sculpture comme deuxième médium pour mettre en exergue corps et visages. Des têtes aux mimiques expressives, des silhouettes épurées prennent vie. Que les sculptures soient modelées en grès ou en bronze, coulé par les illustres Fonderies Coubertin, elles se parent de patines particulièrement soignées. Elles sont là face à nous, habitées, et forment un ensemble indissociable avec les tableaux car se répondent, se subliment.

Le tout compose une histoire d’homme, tout en douceur, évanescence et raffinement. Un univers apaisé et serein, mystérieux et rêveur pour méditer, respirer.

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Photographie

Pour la cinquième année consécutive, avril célèbre dans différentes villes de monde le mois du polaroïd et film instantané. En partenariat avec la radio Graf’hit , nous allons nous associer à cette grande fête  internationale et mettre en lumière cet art photographique qui revient en force !

Médium accessible, simple et populaire, le « pola » est loin d’être mort ; ses aficionados décuplent, de nouveaux appareils voient le jour, plus perfectionnés, plus techniques. Mais ne vous méprenez pas ; le polaroïd garde sa philosophie artistique. On navigue entre photographie et art plastique. Quand on déclenche, c’est de la photographie mais ensuite quand le film se développe, tout seul, place à l’imprévu, à l’aléatoire. C’est la chimie, la matière, l’irruption de la lumière qui agissent et l’artiste ne maîtrise plus rien. Il doit accepter les couleurs vintage, les surexpositions, les accidents, les tâches… mais ce sont aussi toutes ces imperfections qui nous font aimer ces petits carrés photo, leurs âmes, leurs unicités, leurs caractères.

Le hasard prend le pas sur la prévoyance mais l’objet est là : unique, rare, disponible.

Au-delà de l’exposition forte d’une dizaine d’artistes dont certains déjà exposés chez nous (Clément May, Alexis Gambé), une collection d’appareils, dont les plus anciens des années 60, sera visible, conférence et rencontres seront organisées.  

Laissez vous surprendre, émouvoir par des clichés admirables et bluffants… et qui sait… quelques appareils mis à disposition vous permettront sans doute de laisser, ou repartir, avec un cliché perso !...

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Les Chevalets margnotins

Du 23 mai au 7 juin 2017 à la Médiathèque Jean Moulin

Vernissage le mercredi 24 mai à 18h30

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Sculpture

Diplômée des métiers d’art à la prestigieuse École Boulle, le parcours de Sylvie Masia Piault est riche et polymorphe puisque tour à tour elle sera créatrice de décors, responsable d’atelier de moulage, art thérapeute, plasticienne.

Sa pratique de la sculpture est même : multiple et prolifique. Travaillant indifféremment la terre cuite, le papier ou le cuivre, elle nous invite entre abstraction et figuration, entre équilibre et déséquilibre, entre intériorité de l’être et émotions partagées.

Dans des terres cuites rondes, aux formes généreuses, l’essence de l’essentiel exulte : la douceur d’une mère qui porte son enfant, la chaleur des corps unis par des bras généreux. Ces œuvres sont comme des caresses aux yeux.

Dans des cuivres ou sculptures en papier, des silhouettes plus longilignes sont dans l’épure et croque la beauté de nos émotions. Des bras et jambes effilés à l’excès mettent en évidence le dynamisme des corps, les énergies positives ou négatives des êtres.

Dans l’une et l’autre, les visages sans détail nous invitent à l’introspection, les postures et mouvements nous transmettent émotions et recueillement.

Des rectangles de cuivre tout en abstraction ou encore des moulages de main en plâtre nous transportent vers d’autres univers mais toujours avec délicatesse, finesse, sobriété et humilité.

De la légèreté naît la poésie ; nous y sommes.

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Saison 2015-2016

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Photo, gravure, peinture, pochoir, collage… l’art dans toute sa diversité composera cette saison 2015-2016.

Trois rendez-vous à ne pas manquer, tout comme les vernissages originaux qui les agrémentent avec des lectures et écritures de textes réalisées, dans l’instant, d’après les œuvres.

Au-delà des expositions, le service culturel développe la créativité de tous en proposant deux ateliers de pratique artistique lors du premier semestre 2016.

Ils s’articulent autour de deux séances de deux heures, pour adultes et jeunes, à partir de 10 ans. Attention : nombre de places limité.

Contact, tarifs et inscriptions :

Service Culturel au 03 44 36 31 57

service.culturel@mairie-margnylescompiegne.fr

Atelier autour du pastel, animé par Tégé

Initiation au pastel sec

Les jeudis 10 et 17 mars de 18h30 à 20h30 à la salle municipale

Atelier autour de l’argile, animé par Carole Goldie

Rencontre tactile avec la matière, initiation au modelage et création de bol-paysage

Les jeudis 19 et 26 mai de 18h30 à 20h30 à la salle municipale

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ALEXIS GAMBÉ                         

Photographie

Du 27 octobre au 28 novembre 2015 - Médiathèque Jean Moulin

Vernissage le jeudi 05 novembre à 18h30

L’URBEX, URBan EXploration, où l’art de redonner vie à des lieux abandonnés via le médium « photo ».  Alexis Gambé s’en est fait l’un des plus fervents adeptes de la région et nous découvrons, grâce à lui, pour la première fois à Margny, cette discipline, voire philosophie, de l’art photographique.

Le photographe-explorateur arpente des lieux délaissés, désaffectés, difficiles d’accès, cachés, parfois interdits, pour se les approprier le temps de quelques heures.

© Alexis GAMBE

Ne rien toucher, ne rien bouger, prendre l’essence, le détail, l’âme et partir sans laisser de traces si ce n’est l’empreinte-mémoire du cliché. Photographier l’abandon, l’absence, le vide, le délabrement mais capter ce qui reste, ce qui vit, ce qui résiste, ce qui resurgit.

La lumière est toujours présente, à l’affût derrière une porte, ou pleine via des ouvertures béantes. Les couleurs pastel adoucissent des scènes âpres, parfois fantomatiques. La nature se joue de l’espace en reprenant ses droits sur le bâti ou le mobilier comme ces végétaux envahissants qui prolifèrent sans entrave. Quelques intrus ou artistes, c’est selon, laissent trace de leur passage par des tags et autres fresques bombées.

© Alexis GAMBE

Faute de pouvoir restaurer ces lieux parfois sublimes, Alexis Gambé leur donne un nouveau sursaut, leur invente une autre histoire et leur rend hommage en magnifiant leurs derniers éclats.

Il nous invite au voyage entre témoignages et plans contemplatifs.

rejoindre la communauté Alexis Gambé :

https://alexisgambephotographie.wordpress.com/

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JEAN-CHARLES TOULLEC                           

Technique mixte

Du 02 au 27 février 2016 - Médiathèque Jean Moulin

Vernissage le jeudi 04 février à 18h30

Dans une multitude d’images qui composent des œuvres très colorées et riches, il faut sans nul doute prendre le temps d’une patiente contemplation. Nos regards contemporains sont habitués à l’urgence, l’évidence, la rapidité ; l’exposition de Jean-Charles Toullec se parcourt en scrutant le détail.

Au départ, il y a un élément figuratif auquel s’adjoignent maints et maints éléments plus abstraits. L’œil curieux trouvera ici un mot, là un visage, ailleurs du papier journal. L’œil attentif découvrira bien sûr la juxtaposition et complémentarité des différentes techniques employées, entre acrylique, collage, pochoir, bombe aérosol, des techniques qui se mêlent dans une approche intuitive, résolument moderne.

La modernité de Baudelaire était la discontinuité, le choc, la communion d’éléments hétéroclites qui se heurtent, se confondent, se bousculent. Nous y sommes.

Les toiles de Jean-Charles Toullec ont plusieurs vies, comme lui.

Des vies, des strates qui s’enchevêtrent, se font front. Des mots qui peuplent les œuvres et nous interrogent. Des stries et coulures qui les marquent et les bousculent. Des collages qui les enrichissent et nous questionnent. Des pochoirs déclinés en plusieurs séries qui nous happent par ce jeu des répétitions.

L’artiste nous livre sa liberté  et ses tourments dans un patchwork infini où chaque morceau de puzzle compose des ensembles résolument contemporains.

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CHRISTOPHE THOMAS                     

Gravure

Du 07 juin au 09 juillet 2016 - Médiathèque Jean Moulin

Vernissage le jeudi 09 juin à 18h30

Web 2.0 Humanité : ce titre choisi par Christophe Thomas nous plonge rapidement dans le sujet que va défendre l’artiste, avec justesse et sensibilité : remettre en avant l’Humain avec un grand H dans notre monde ultra connecté, dénoncer, en tout cas faire réfléchir, sur les travers et paradoxes des réseaux sociaux, de notre dépendance à la toile, de notre tissu d’« amis » connectés.

Que reste-t-il une fois ces connexions interrompues ? Une certaine solitude qui n’avait disparue qu’en apparence et qui revient plus forte, plus désespérante.

Christophe Thomas se sert de la particularité de la gravure pour démultiplier les portraits, les silhouettes, les corps dans une série d’œuvres où les couleurs sont travaillées dans l’épure, où les lumières surgissent et les regards nous saisissent. Des regards emplis d’émotions et de fragilité qui, indéniablement, nous scrutent, nous interpellent et nous forcent à nous interroger.

Il manie la pointe en acier affûtée de ses burins pour nous offrir une approche tout aussi affûtée de notre société. Comble de l’ironie, le papier, que le web tend à faire disparaître, est très présent, comme support, certes, mais aussi en tant que matière, à part entière.

Christophe Thomas nous offre une exposition « coup de poing » pour nous sortir de notre endormissement, réveiller, une humanité, notre humanité, de plus en plus profondément enfouie.

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